Vient le temps d’ouvrir la reprise des différentes activités de l’Institut Maïmonide.
Vient le temps de l’éditorial de rentrée avant de nous retrouver.
C’est tout d’abord à Georges Frêche que je voudrais rendre hommage avant même la rencontre inscrite pour la saison 2012-2013, où notre ami Claude Cougnenc nous présentera, en biographie, « le bâtisseur, le visionnaire ».
Georges Frêche, co-fondateur de l’Institut Maïmonide en 2000, avec le Grand Rabbin René-Samuel SIRAT, fut l’ami du peuple juif.
Il avait conscience des racines hébraïques de Montpellier. Il fut même à l’origine de la découverte du Mikvé médiéval de la cité, mikvé qu’il inaugura à l’occasion du millénaire de la ville en 1985. A l’origine également du jumelage de Montpellier, Ir ha Har (en hébreu : la « Ville de la Montagne ») avec Tibériade, cité liée à notre ville par la mémoire de Maïmonide. Grand historien, il n’oublie pas pour autant le présent et la vie au quotidien des juifs de notre ville.
Sioniste convaincu, il se rend Israël, lorsque ce pays est attaqué lors de la première Guerre du Golfe, où il retrouve le Prix Nobel de la Paix Elie Wiesel, dans un abris au cours d’un bombardement.
Georges Frêche admirait le peuple juif. Le bosquet humble et symbolique qui porte son nom en Israël en témoigne simplement ; que nos pensées lui soient destinées ainsi que perpétuées.
Je voudrais présenter succinctement le programme de l’année à venir.
Dans le souci qui est nôtre de faire dialoguer les trois religions du livre, avec esprit de tolérance, nous accueillerons des spécialistes de haut niveau en vue d’une dialectique. Ainsi l’intervention du Recteur de la Grande Mosquée de Paris constituera notre première rencontre de l’année. Rappelons qu’elle ne fût pas la seule. Il nous parlera de Benjamin de Tudèle, ce grand voyageur du XIIe siècle.
L’archevêque de Montpellier, Monseigneur Pierre Marie Carré, traitera du judaïsme dans « Jésus de Nazareth » du pape Benoît XVI. Cette étude pourra être confrontée, peut être, avec celle du rabbin Alan Brill, dans un souci d’éclectisme.
L’actualité, avec le printemps arabe présenté par Frédéric Encel sera portée au questionnement. Nathan Wachtel, professeur au Collège de France, en quête de vestiges du judaïsme nous fait découvrir, dans ce pays émergent qu’est le Brésil, pays où vécut Stéphane Zweig, la présence de Marranes. L’héritage juif, même partiellement effacé ou totalement éradiqué, reste vivant. Bien d’autres interventions, seront, nul doute, dignes du plus grand intérêt ; vous les découvrirez.
A présent, pour ce qui est du fonctionnement de la Présidence, je vous dois quelques mots d’information. C’est Madame Danièle Iancu-Agou qui assumera la fonction de présidente déléguée. Elue à l’unanimité par le Conseil d’administration, elle en accepte la charge.
Qu’elle soit vivement remerciée pour son dévouement. Des problèmes de santé m’obligent, en effet, non pas à l’absence mais au retrait partiel de certaines obligations.
Au plaisir de la prochaine rencontre des prochaines rencontres.