Institut Universitaire

Maïmonide - Averroès - Thomas d'Aquin

Terres occitanes hébraïques médiévales

La Mémoire du judaïsme régional, images du patrimoine juif historique languedocien.

"C’est dans le Languedoc que nous trouvons les premiers documents kabbalistiques, signés de Rabbi Abraham ben David de Posquières (l’actuel Vauvert), d’Isaac l’Aveugle, de Rabbi Yaakov Hanazir, l’un et l’autre de Lunel. Pourquoi le Languedoc est-il une terre de kabbale ? Il semble que le Languedoc est le lieu où des traditions anciennes et orales ont été, pour la première fois, portées par écrit. Cela est très clair. Il reste que l’on doit se poser une autre question : pourquoi est-ce à cette époque qu’a lieu ce passage de l’oralité à l’écriture ? Là aussi, le cas est relativement complexe. Je crois que c’est le résultat d’un certain nombre de choses convergentes. Il faut prendre en compte d’abord le fait que le XIIe siècle est celui d’une renaissance dans les milieux chrétiens. Cela inspire bien évidemment le monde juif. D’autre part, il y a là une tradition de ce passage de l’oral à l’écrit. Enfin, il y a le fait que le Languedoc et la Provence sont des régions carrefours où circulent les voyageurs, les idées, les styles de vie, etc."  Moshe Idel

Extrait de Les chemins de la Kabbale, de Moshe Idel et Victor Malka, Albin Michel Spiritualités, 2000.

 

Entrée du Quartier juif médiéval de Pézenas
Le Quartier juif médiéval de Pézenas
Pézenas: une judaïcité occitane du Moyen Âge
Rue Juiverie dans le Quartier juif médiéval de Pézenas
Rue des Litanies dans le Quartier juif médiéval piscénois
Guy Zemmour, président de l'Institut et en arrière-plan Claude Arnaud, maire de la Ville de Lunel, Michaël Iancu, directeur de l'Institut, Jean-Pierre Grand, maire de Castelnau-le-lez et Joël Moysan, adjoint au maire de la Ville de Lunel en 2007
Claude Arnaud, maire de Lunel et Guy Zemmour, président de l'Institut, dévoilent le totem sur le patrimoine hébraïque médiéval lunellois en 2007
Totem sur le patrimoine juif médiéval lunellois, réalisé par la Ville de Lunel et l'Institut Maïmonide
Rue des Juifs à Vauvert (Posquières médiévale)
La Rue des Juifs de Vauvert. Au Moyen Âge, la cité, à l'instar de Lunel, a compté une collectivité juive glorieuse, composée de savants (philologues, exégètes et mystiques)
Posquières, partie de l’actuelle Vauvert, était « une grande ville avec quarante Juifs et une grande école talmudique », selon le voyageur ibérique Benjamin de Tudèle (XIIe s.)
Façade de la Cathédrale médiévale de style gothique Saint-Nazaire de Béziers: à gauche "Ecclesia" et à droite "Sinagoga"
Synagogue aux yeux bandés (le judaïsme "aveugle de la vérité chrétienne"), détail de la Cathédrale de Béziers
Vestige lapidaire: Pierre tombale (VIIe siècle) de Narbonne, Palais des Archevêques, la plus ancienne mention d'une présence juive régionale
Narbonne, « ville ancienne de la Torah » (B. de Tudèle au XIIe S.) où vivaient au Moyen Âge de grands lettrés (exemple du lignage andalou Kimhi)
A Narbonne, les Juifs étaient regroupés à la fois dans la Juiverie vicomtale, et dans le quartier plus restreint de la seigneurie archiépiscopale
Le Lez, rivière de Montpellier, sur les bords de laquelle les Juifs possédaient deux moulins au Moyen Âge
La Faculté de Médecine de Montpellier, la plus ancienne en activité au monde. Les Juifs jouèrent un rôle majeur en médecine pour la période médiévale.
Enseignement de la médecine ouvert aux talents divers, avec l'Edit de Guilhem VIII (1181)
Liste des premiers médecins montpelliérains, dont de nombreux patronymes juifs (Isaac Ben Abraham, Meschulam, Ricard Senior, Schem Tov Ben Isaac)
Bagnols-sur-Cèze: la place Mallet, site du marché depuis le Moyen Âge. C'est dans cette cité que naquit le célèbre savant juif Gersonide, également appelé Léon de Bagnols (1288-1344)
Lampe à huile datant du Ier siècle de notre ère. Ornée d'une Ménorah (chandelier à sept branches), retrouvée non loin du Languedoc, à Orgon en Provence, cette lampe est la plus ancienne trace d'une présence juive hexagonale
Montpellier vu du ciel, où l'on perçoit les contours de la cité médiévale. Au Moyen Âge, "Montepessulano" était appelé en hébreu "Ir ha Har" ("la Ville de la Montagne"), "Ir ha Qodesh" ("la Ville Sainte"), "Har Gaash" ("la Montagne du Tremblement")